
Entendre le petit Nicolas en personne, aussitôt suivi de toute sa clique de sbires empressés, monter au créneau pour
dénoncer la médiatisation insuffisante de ses propos et de ses actions, ça valait déjà son pesant de cacahuètes.
Chacun pouvant en effet se rendre compte par lui-même que les multiples passages quotidiens de petit père du peuple UMP, que ce soit à la télévision, à la radio, ou encore dans la presse écrite
ne sont pas a priori le signe évident d'une sous-médiatisation, mais plutôt d'une sur-médiatisation à la limite de l'overdose.
Il fallait oser ! Mais plus le mensonge est gros, et plus il passe ... Tiens ça devrait vous rappeler une autre membre éminent de l'UMP cette formule.
Bref, ça a au moins eu le mérite de permettre aux personnes dotées d'un solide sens de l'humour et d'une bonne dose de jovialité de rigoler un bon coup.
En tout cas le message a porté, au moins auprès des fidèles. Preuve en est avec cette une du DL.
Sachant que la stratégie de communication de sa majesté présidentielle est basée sur le principe
d'une histoire nouvelle chaque jour (principe qui permet d'occuper à fond le terrain
médiatique et de détourner l'attention des endroits où il ne faudrait pas qu'elle se porte en noyant la presse et le public sous un déluge "d'informations"), on se dit donc que le mardi 13 mai,
le staff de communication était en manque d'idées.
Peut-être à cause d'une certaine léthargie résiduelle dans la foulée des ponts de mai ?
Toujours est-il qu'après le coup de la sous-médiatisation, le petit Nicolas est passé à la phase 2 de l'opération "Franche Poilade". Il n'a en effet pas hésité, à l'occasion d'un discours sur la
LME (loi de modernisation de l'économie), à fustiger
les corporatismes qui tuent la France.
Venant du chef du parti politique français le plus corporatiste qui soit, les propos ont vraiment de quoi faire sourire (jaune) ou de quoi déclencher une franche hilarité (chez les adeptes du
mieux vaut en rire qu'en pleurer).
Notre bon Sarko 1
er veut bien dénoncer les corporatismes des autres. Mais ne lui demandez surtout pas de renoncer au sien et à celui de son parti, l'UMP, dont le souci majeur a
toujours été (y compris du temps du RPR) et demeure de placer ses leaders et ses militants à tous les postes possibles et imaginables, dans le but inavoué car invouable de mieux truster le
pouvoir ... et les grasses indemnités qui vont avec.